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Les industriels de l’ANC et … les autres

« Du côté des professionnels »  1.

Les industriels de l’ANC et … les autres

Sur le terrain de l’ANC, on doit distinguer deux grandes catégories de joueurs, à ne surtout pas confondre…

Se joue, sous nos yeux, une partie d’envergure nationale, avec les deux (très) grosses équipes de première ligne, au contact, prêtes à en découdre pour marquer des points sur l’adversaire et remporter le morceau: d’un côté, les industriels de l’assainissement autonome, regroupés sous la bannière de l’IFAA et de l’autre, les industriels de l’eau, portant chacun, les couleurs de leur club : Véolia, Suez ou la Saur. Ça joue viril et tous les coups sont permis, d’autant que ce sont les joueurs eux-mêmes qui édictent les règles de la partie, sous les yeux d’un arbitre ministériel apathique qui laisse jouer, sans même chercher à sanctionner les fautes !

C’est sur l’autre catégorie de joueurs que nous porterons notre regard ; celle qui se compose de très nombreux « petits » professionnels qui, malgré leurs compétences et leur engagement, confrontés qu’ils sont à la main mise et à la brutalité des maîtres du jeu, ont bien du mal à survivre, alors qu’ils contribuent largement à préserver et à pérenniser toute une économie locale, au plus près des usagers.

Voici ce qu’un professionnel, d’un tout autre terrain, nous écrit. Merci à lui …

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« Je voudrais juste apporter ma toute petite contribution au travers d’un témoignage et d’un article que j’ai publié et adressé aux SPANC locaux. (l’article est en pièce jointe en fin de témoignage NDLR)
Je suis un petit bureau d’études qui travaille essentiellement sur les sujets de l’hydrogéologie, l’eau potable et l’assainissement en Haute Loire et départements limitrophes.

Le petit témoignage :
J’ai travaillé comme maître d’œuvre dans un cabinet où nous avons été les premiers à faire installer une filière par filtre planté sur une commune de Haute Loire. C’était en 1998. Ce sujet et ce type d’épuration – collective au départ, ont tout de suite intéressé le SATESE qui, depuis, contribue à l’évaluation de cette filière. J’ai même travaillé avec le CEMAGREF pour l’utilisation de matériaux locaux, préférés à des matériaux allochtones pour minimiser les coûts de transport. Bref cette technique d’épuration a fait l’objet de nombreuses études et d’évaluation ; elle s’est multipliée dans les campagnes. En 2008, à la création de mon bureau d’études plus spécialisé dans la thématique hydrogéologie, j’ai développé cette filière pour des usagers non raccordés à une station d’épuration. Comme chaque habitat est quelque chose de singulier, surtout en mmontagne, je réalise des projets personnalisés.

Tout se passait normalement jusqu’à l’avènement des SPANCs. Aujourd’hui, je suis presque interdit de travailler sur certains secteurs géographiques ; pourtant les filières que je conçois avec l’économie locale (matériaux, entrepreneurs locaux) sont deux, voire trois fois moins onéreuses que les filières agréées du même type.
Il y aurait tant à dire sur les SPANCs , les fameuses études de sols ; l’absence de conseil en amont ; l’absence d’évaluation réelle de la filière ; ce système d’agrément purement scandaleux ; la dérive des coûts d’investissement et d’entretien »…

L’article est à lire par ici :

bouclier rural pour l’assainissement B MONTORIER[1]